"Curieux qu'ils piétinènt des récoltes sur lesquels ils dépendaient," remarqua le vendeur du manuel scolaire où se trouvent ces images. Mais le but des nobles n'étaient pas de détruire une production essentielle ... |
- Les nobles piétinaient les récoltes paysannes pendant leur chasses
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 - Une façon de détruire des richesses potentiellement dangereuses
Les nobles réagissaient contre l'accès de certains paysans à des revenus nouveaux, hors de leur contrôle. Cette transformation venait du développement de mini-marchés, qui provisionnaient marchands – et leurs mulets. Trop humbles pour attirer l'attention des historiens, ces transporteurs de produits de luxe devaient être fourni en nourriture, fourrage, cordes, selles ... et si les petits producteurs accumulaient et réinvestissaient ces nouveaux capitaux, une classe qui défierait les seigneurs paraîtrait.
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Les seigneurs appréciaient le luxe que ce commerce apportait. Ils ne souhaitaient pas éliminer le producteurs qui rendaient les caravanes possibles, mais seulement les contenir : comme le dit l'un d'eux, "Nous les obligerons de rester dans leur coin".
Leur but étant de maintenir le statu quo, piétiner une partie de cette production potentiellement dangereuse était un premier pas.
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- De plus, leurs combats joignent les exploits personnels aux razzias sur les terres des paysans
du seigneur voisin
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 - Une autre forme de destruction limitée
Ces campagnes ritualisées, extensions de la chasse, épargnaient la plupart des hommes à cheval. Mais elles détruisaient un peu plus de cette production potentiellement dangereuse. Aussi, elles permettaient de justifier le travail des paysans pour les nobles, car les châteaux-fort fournissaient un abri ... pendant les incursions des voisins.
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De telles guerres, qui étaient plutôt des razzias entre voisins, renforcèrent le statu quo d'une autre façon aussi. Destriers, armure, armes sculptées etc. coûtaient chers. Être obligé de les acquérir était une ponction sur la richesse des nobles, ce qui les encourageaient eux aussi de "rester dans leur coin".
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Les ethnologues s'intéressent depuis longtemps à la neutralisation volontaire de richesses, qui prend des formes extrêmement diverses. L'obligation d'immigrés africains de faire d'importants cadeaux à leur retour au pays en est un exemple. Notre expression "faire le grand baron" rappelle une situation comparable de l'ancienne société française.
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Les historiens, par contre, sont rarement conscients du phénomène, bien qu'il expliquerait bien des comportements. Nous pourrons en discuter.
(Le doctorat de Catherine Aubin est en Histoire de l'Afrique noire pré-coloniale ... ).
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Crédits: illustrations guerre et chasse / manuel scolaire, années 1930